Deux ans après la création de l’association Filière hors site France, la construction hors site passe à l’échelle sur des applications concrètes : logement étudiant, prisons, territoires en développement, décarbonation de l’existant … 6.000 bâtiments et 60.000 logements ont été construits ou réhabilités en hors-site avec la capacité d’en livrer le double d’ici 5 ans.

Retrouver de la capacité à construire et à rénover en adaptant les pratiques constructives, tel est l’objectif de l’association Filière Hors Site France créée en novembre 2023. L’association regroupe à ce jour 150 acteurs de la construction : aménageurs, promoteurs, bailleurs sociaux, architectes, ingénieurs … qui travaillent et échangent dans une logique de mutualisation et d’intelligence collective au service de l’ensemble de la filière construction.

L’association s’appuie sur l’industrialisation de la construction (= le hors site) comme support à interrogation des pratiques professionnelles. Poteaux, poutres, panneaux, façades, planchers, modules, salles de bain, gaines techniques … quel que soit le matériau et l’approche constructive, l’objectif est de retrouver de la qualité d’exécution, de gagner du temps, d’intégrer les enjeux environnementaux et sociétaux (crise du logement, enjeux de décarbonation du parc existant, attractivité des métiers du BTP…).

A ce jour, l’industrialisation de la construction s’inscrit en neuf comme en rénovation comme un moyen de passer à l’échelle, en particulier pour des produits comme le logement étudiant, les hôtels, mais aussi pour la rénovation énergétique par l’extérieur (via la pose de panneaux), la densification / surélévation / traitement des dents creuses, la transformation urbaine, le report de trait de côte, les secteurs en fort développement (à l’exemple des EPR2), Mayotte… Au final, le hors site répond à une pluralité d’enjeux.

En octobre 23, 12 acteurs (3F, GPA, SGP, EPA Marne, SNCF Immobilier, RATP immobilier, Polylogis, CDC Habitat, Adoma, EPFIF, EPA Saclay, ADP) se sont engagés à produire 50% de leurs constructions à horizon 2031. 2 ans après, les avancées sont tangibles et certains ont déjà couvert plus de la moitié du chemin. Ils témoignent de la capacité des acteurs à faire évoluer leurs pratiques dans un délai court.

Valeur ajoutée du hors site en chiffre :
(données issues de l’observatoire du hors site porté par l’association)

  • Délais de chantier : 18 mois pour un chantier standard → ramené à 9 à 12 mois suivant l’approche hors site (30 à 50% de temps en moins en 2D, voire plus en 3D)
  • Nuisances : jusqu’à 80% de réduction des émissions de poussières et les temps d’actions bruyantes ; capacité à intervenir en cœur de ville et en milieu occupé
  • Bilan d’opération – Taux de retour sur Investissement (TRI) : amélioration de 10% du TRI grâce au temps gagné et à la réduction des aléas (modélisation d’une opération de 50 logements – bilan d’un bailleur social)
  • Règlementation : atteinte de la RE 2020 seuils 28 ou 31 sans surcout à comparer à une opération RT 2012 / RE202 seuil 2025. Le hors site offre la possibilité d’intégrer du réemploi, des matériaux biosourcés,
    réduction des déchets…
  • Qualité de Vie au Travail et emplois : des compagnons intéressés par un milieu protégé et une moindre pénibilité, des recrutements de profils plus classique en usine qui ouvre vers plus de possibles, y
    compris féminin.

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